Depuis début avril, quatre petits bacs remplis de plantes sont disposés devant la cantine principale de Pérolles. De la menthe, des radis, des fraises et autres plantes comestibles y poussent joyeusement. Il s’agit d’un jardin urbain communautaire. Le principe ? Tout le monde peut participer à l’entretien et profiter de la récolte !

L’implantation de jardins communautaires dans les villes est un phénomène qui prend graduellement de l’ampleur dans le monde. Depuis quelques mois, plusieurs universités suisses ont d’ailleurs lancé leur propre projet. Le plus joli est sans doute celui de Neuchâtel, avec son jardin en permaculture à même le sol. Bâle a préféré fleurir ses toits ; quant à Lausanne, c’est dans la terre ainsi qu’en bacs que légumes et autres plantes comestibles grandissent.

A Fribourg, l’idée d’un tel projet a initialement été proposée par la NEUF. Une dizaine d’étudiants motivés ont participé à la construction des bacs. Ensemble, nous nous relayons pour nous assurer que les plantes soient suffisamment arrosées, même si idéalement, le jardin devrait graduellement gagner en autonomie.

Le jardin se trouvant sur le campus de l’université, il est théoriquement destiné aux membres de la communauté universitaire. Cependant, il est ouvert à toutes et à tous : n’importe qui peut se servir à sa guide, et s’il le souhaite, mettre la main à la pâte. Ces quatre bacs sont donc de véritables biens communs. Durant l‘élaboration du projet, j’ai été agréablement surprise par les réactions des gens face à cette idée de ‘bien commun’. Quelques personnes étaient très surprises d’apprendre que les plantes seraient à la disposition du public : on m’a à plusieurs reprises demandé si je ne craignais pas que quelqu’un s’octroie tout la récolte, ou si nous n’allions pas ressentir de la frustration de devoir partager celle-ci. Personnellement, je pense que tout se déroulera bien, principalement parce que la grande majorité des personnes rencontrées étaient ravies et enthousiasmées par le projet. Et en ce qui concerne le partage de la récolte… c’est là tout l’intérêt du jardin !

Quant à la motivation écologique derrière le projet, ce petit jardin biologique vise surtout à démontrer qu’il est relativement simple de cultiver ses légumes de manière durable, en respectant la terre, l’environnement et notre santé. Il s’appuie sur quelques principes de base de la permaculture, notamment le compagnonnage, une technique d’association de plantes qui permet d’éviter toute utilisation de pesticides et d’engrais chimiques.

Si ce petit jardin communautaire se révèle être viable sur le long terme, il est fort probable que le projet se poursuive, éventuellement dans d’autres campus. En attendant, le groupe ‘Jardin Urbain’ de la NEUF continue ses activités : samedi prochain, nous nous rendrons au marché de printemps du  jardin botanique afin d’acquérir de nouvelles plantes pour notre petit potager. Toute personne intéressée peut très volontiers se joindre à nous !

Pour finir, je souhaite remercier du fond du cœur toute l’équipe pour sa belle motivation, sans qui nous n’aurions pas de radis à Pérolles !

 

Contact : Emelyne Pannatier, responsable du projet, emelyne.pannatier@unifr.ch

Texte de: Emelyne Pannatier et Vladimir Zoran / source d’image: Evelyn Frischknecht et Emelyne Pannatier