Des sourires, des « bonjour » échangés, des mains qui se serrent, puis, soudain, silence. Après des mots d’accueil chaleureux de la part du Ciné-Club avec qui nous avons la chance de collaborer  et la présentation du projet #lemoisdeleau, le documentaire de Brian Woods, A world without Water, démarre dans l’obscurité de la salle de cinéma de Miséricorde.

Dès les premières images, nous sommes plongés dans une tragédie qui, chaque jour, se joue et se rejoue autour de la privatisation de l’eau. A l’écran, l’image poignante d’une enfant qui nous confie, le regard plein de larmes, que à cause du  non accès à l’eau , sa tragédie à elle, c’est d’être enfermée dans la solitude ; sans eau pour se laver, sans eau pour vivre, les autres enfants ne veulent point d’elle pour amie.

Une fois le documentaire achevé, Romain Valadaud, doctorant en géographie à l’université de Fribourg et Nilton Wilson Ramirez nous offrent de leur temps et de leur expérience au travers d’une discussion. Une question est dans l’esprit de beaucoup d’entre nous et  revient sans cesse jusqu’aux lèvres: que pouvons-nous faire, nous, ici, pour qui la question de l’eau ne se conjugue pas tout à fait de la même manière ?

A la sortie du film, ouvrir un robinet n’est plus le même geste – auparavant presque (trop) naturel et (trop) banal. A la sortie du film, porter à ses lèvres un verre d’eau, n’a plus tout à fait la même saveur.

 

Text von Charlotte Hebeisen / Bildquelle: Flickr / Live Once Live Wild