Certainement que vous avez déjà entendu parler de permaculture. C’est un mot qui est devenu « à la mode ». Mais quand il s’agit de s’expliquer ce que c’est, cela devient plus compliqué… La permaculture est souvent associée avec le jardinage. Pourtant, elle a bien plus à nous apporter. Sans prétendre être une spécialiste dans ce domaine ni être exhaustive, j’aimerais ici faire un résumé de ce que j’ai appris au cours de discussions, de visites, de lectures, de cours sur ce/cette… Ce quoi en fait ?

Chacun a sa propre conception de la permaculture. Trois principes de base servent de dénominateur commun : a) prendre soin de la Terre (ou respecter la Terre), b) prendre soin des humains (ou respecter les humains), c) partager équitablement (les ressources, le surplus, l’avenir…). Mais même là, la marge d’interprétation est grande. Ce qu’il est important de savoir est que la permaculture ne se réfère pas à des pratiques spécifiques. Ce serait plutôt quelque chose comme une approche, un rapport à la vie, un état d’esprit, une façon de voir et d’interagir avec son environnement. Un permaculteur utilisait lors de sa présentation la métaphore des lunettes : on peut imaginer la permaculture comme les lunettes à travers lesquelles nous regardons le monde.

Alors qu’à son apparition dans les années 1970, le terme « permaculture » se référait uniquement à l’agriculture (l’origine du nom est d’ailleurs permanent agriculture), il est maintenant utilisé pour décrire toute conception de systèmes durables permettant une cohabitation harmonieuse entre les êtres humains et la nature. On vise donc la durabilité dans le temps avec ce que l’on trouve sur place, dans le présent. Dans cette démarche, l’observation joue un rôle important. En premier lieu, l’observation des écosystèmes naturels, qui donnent l’inspiration nécessaire. En deuxième lieu, l’observation des besoins des êtres humains : qu’est-ce que l’on cherche exactement ? Troisièmement, l’observation des ressources à disposition : ressources matérielles (terrain pour un jardin…), mais aussi ressources humaines (capacités, disponibilité…). Quelles sont les forces et les faiblesses de chaque ressource ? Tout au long de ce processus, il est important de ne pas chercher à copier les autres, mais au contraire à s’adapter au mieux à chaque contexte, en acceptant ce que l’on a à disposition et ce qui vient. Par exemple, faire des buttes pour cultiver des légumes n’est pas sensé dans de nombreux cas, et d’ailleurs ce n’est pas parce que l’on fait des buttes que l’on « fait » de la permaculture. Pour finir, l’observation est également importante pour évaluer et adapter un projet en cours. Dans un système permaculturel, les relations fonctionnelles entre tous les éléments d’un système doivent particulièrement être prises en compte. Chaque chose doit avoir sa place, sans hiérarchie, et tout est lié d’une façon ou d’une autre.

A méditer : On dépend de la Terre pour vivre, et on en a qu’une… Mettons donc en œuvre notre créativité pour expérimenter des modes de vie plus respectueux de notre planète source de vie.

Gastbeitrag von Amélie Pochon / Bildquelle: Flickr / Elsewhere Artist Collaborative